Russie: Saint Petersbourg
L arrivée à Saint Petersbourg, l ancienne capitale fondée par Pierre le Grand, sonne le glas de notre aventure...ultime etape, nous tentons tout de même de faire abstraction du petit pincement au coeur ressenti à l évocation de cette pensée pour nous concentrer sur la découverte de la Venise du Nord.
Pour la première fois, nous faisons appel à un guide touristique pour nous imprégner de l histoire et acquérir une vue d ensemble de la ville. Une matinée suffira à Anastasia, malgré un froid de canard et un mistral glaçant, pour nous faire découvrir les principaux trésors à l origine de la renommée de Saint Petersbourg: la place royale, le palais d hiver qui abrite l Ermitage, le fleuve Neva, les multiples canaux serpentant à travers la ville et à l origine de son surnom vénitien, moultes églises et cathédrales, en particulier Saint Sauveur sur le Sang Versé (celui d Alexandre 2) et Saint Isaac et son dôme doré, sur lequel nous crapahuterons afin d admirer la vue.
La dimension humaine de Saint Petersbourg nous offre le loisir d arpenter toute la journée ses rues, bravant des conditions climatiques peu amènes, nous abritant par moments pour profiter d un bref répit, voire également d une boisson chaude. Les détracteurs de la ville concentrent leurs critiques sur le climat, taquinant les habitants sur leur supposée capacité à distinguer 50 nuances de gris (sans mauvais jeu de mots). Difficile d apporter la contradiction au vu du vent, du froid, du ciel nuageux et de la neige qui seront de la partie sans discontinuer.
Le musée de l Ermitage, auquel nous consacrons quelques heures, nous force à remiser au placard un chauvinisme probablement exacerbé par la proximité du retour, tant celui-ci n a rien à envier au musée du Louvre. En effet, si la richesse de l exposition consacrée à la Grèce antique pourrait justifier une visite à elle seule, que dire de la quantité ubuesque de tableaux exposés, produits par une flopée d artistes peintres internationaux (néerlandais, italiens, français, anglo-saxons, allemands, espagnols et bien d autres...)? Il fallait voir l enthousiasme communicatif de Benjamin, au comble de l extase à la vue de l oeuvre du Caravage. A son grand désespoir, nous manquerons une partie de la collection des impressionnistes, en cours de déménagement vers une autre bâtisse.
La forteresse de Pierre le Grand, située sur un îlot au sein de la ville, quoique architecturalement impressionnante, nous laissera un souvenir mitigé: visite raccourcie puisqu en partie fermée au public, et peu mise en valeur par la météo franchement maussade.
Peut-être aussi parce que nous savons qu en franchissant la porte de sortie, cette fois, ça y est, c est fini...